Lorsque des fissures apparaissent dans une maison, être capable de les reconnaître permet d’évaluer leur gravité et d’agir en conséquence. En effet, si elles sont toujours inesthétiques, certaines fissures ne sont pas inquiétantes, tandis que d’autres sont révélatrices de problèmes graves et doivent être prises en charge rapidement.

La taille de la fissure

La première caractéristique à observer dans une fissure est sa taille.

Ainsi, les fissures de moins de 2 mm, que l’on appelle microfissures, peuvent être des fissures de retrait : le matériau se contracte et se dilate, à cause des changements de température par exemple. Ces fissures se situent aux abords des joints. Elles ne sont pas inquiétantes.

La même cause explique les fissures horizontales que l’on peut retrouver sur le sol. Les microfissures peuvent aussi être révélatrices d’une humidité trop importante. Il conviendra alors de les mesurer régulièrement, pour évaluer s’il est nécessaire de les colmater.

En général, les fissures fines ne sont pas inquiétantes, mais si elles se multiplient, on pourra solliciter l’avis d’un expert pour en identifier la cause.

L’endroit où se trouve la fissure

Lorsque l’on décèle une fissure, il convient également d’analyser sa disposition. Typiquement, un mur dont l’enduit est fissuré légèrement et peu profondément souffre d’une fissure dite “de faïençage”, qui ne présente pas de danger.

En revanche, des fissures situées aux angles des portes et fenêtres sont dues à une maçonnerie trop faible au niveau des appuis.

De même, des fissures verticales qui apparaissent aux angles d’un bâtiment peuvent être expliquées par des fondations insuffisantes. L’un des risques de fissures verticales qui longent l’angle d’un mur réside dans la séparation des deux pans du mur.

Dans ces cas-là, seul un expert en fissure maison pourra apporter l’explication définitives à ces fissures. Certaines fissures sont dites “infiltrantes” : l’eau y pénètre, et si elle gèle puis dégèle, elle va fragiliser le pan de mur concerné.

La forme de la fissure

Une troisième caractéristique qui permet de définir une fissure et sa potentielle gravité est sa forme : linéaire, comme c’est le cas des fissures précédemment citées, ou en escalier.

Identifier des fissures en escalier qui révèlent en fait la structure des briques est un signe qui doit inquiéter. Cela signifie que le bâtiment se tasse sur ses fondations.

L’assise du bâtiment doit être étudié. De même, les fissures dites “traversantes”, qui vont traverser à la fois le matériau de construction et le revêtement d’un bâtiment, sont des fissures graves qui peuvent être dues à un défaut de construction.

Pour suivre l’évolution d’une fissure et évaluer sa potentielle dangerosité, on peut fixer un témoin qui permettra d’avoir un point de repère.

Si la fissure est superficielle, elle peut être rebouchée aisément, mais mieux vaut surveiller son évolution pendant quelques semaines, pour confirmer qu’elle n’est que superficielle et sans gravité.

La profondeur et la largeur de la fissure

Enfin, la profondeur et la largeur de la fissure sont des aspects qui doivent inquiéter : des fissures profondes et larges de plusieurs millimètres sont des lézardes.

Elles apparaissent sur des bâtiments mal construits, ou qui ont subi un choc grave comme une secousse sismique, ou encore qui ont été construits sur des sols peu stables, de type argileux par exemple.

Les sols argileux sont sensibles aux changements de température, ce qui peut expliquer l’apparition brutale de certaines fissures. Si l’instabilité du sol n’a pas été prise en compte lors de la construction, des fissures sont susceptibles d’apparaître dans les années qui suivent.

Les lézardes doivent être prises en charge rapidement par un professionnel. En effet, elles peuvent impliquer l’équilibre général de la maison et s’approfondir rapidement.

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